Thèmes

pouvoir prix sur plat bonne roman france google saint chez belle article maison histoire femmes texte film livre internet

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Accident-incident-suicide (1623)
· LOISIRS AGENDA RENDEZ VOUS (1844)
· ENVIRONNEMENT (1890)
· TRANSPORT (1679)
· Entreprises/salariés difficultées (1446)
· ENVIRONNEMENT-ROUTE (1339)
· Emplois (1141)
· SANTE ET SCIENCE (1116)
· Aviation (1121)
· Entreprise (835)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· Grilles indiciaires fonctionnaires a france télécom
· France Télécom : Evolution des grilles indiciaires
· La facture EDF va s’envoler ...après mai 2012
· TVA : comment résilier son forfait mobile avant l'heure
· Une liste de 59 médicaments suspects déjà publique

· Lot : à Cahors,accueillera Brico Dépôt
· TOUR DE FRANCE 2023 LA CARTE
· L'ADMR Corrèze montré du doigt par la CGT.
· décès brutal du Dr Maxence Bourdet-Mathis
· PATRIMOINE Les grandes fortunes picardes
· ALINEA DEVRAIT BIEN S'INSTALLER A POITIERS
· Une plate-forme internationale pour la société GLS
· Grève des inspecteurs du permis de conduire
· Nouvelle Renault 4L (2017) : SUV qui peut !
· Un système révolutionnaire pour affronter la neige

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "ensemble19syndicat" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 27.10.2009
Dernière mise à jour : 13.03.2026
52382 articles


Emma Becker : "Des problèmes de riches"

Publié le 21/05/2023 à 11:55 par ensemble19syndicat Tags : prix sur plat bonne roman france google saint chez belle article maison histoire femmes texte film livre
Littérature La chronique du temps présent d'Emma Becker : "Des problèmes de riches"
 
Née en 1988 en région parisienne, Emma Becker s’est révélée au grand public en 2011, lors de la sortie de Mr (Éditions Denoël), son premier roman traduit en une vingtaine de langues. Partie vivre à Berlin, elle publie Alice en 2015. Dans La Maison, paru en 2019 chez Flammarion, elle retrace son expérience de la prostitution (Prix France Culture -Télérama). Désormais installée dans le sud de la France, elle a publié l’an dernier, L’Inconduite (Albin Michel). Son dernier opus, Odile l’été (Julliard), vient de sortir.

J’ai souvenir d’un acteur disant au sujet du Festival de Cannes (propos reproduit dans ses grandes lignes) : "Cette ambiance compassée, ces gens coincés dans leurs vêtements, et la montée de marches, avec Gilles Jacob en haut qui vous attend pour vous serrer la main sentencieusement -on aurait presque envie de lâcher un pet !"
C’était la belle époque. Ces professionnels du Septième art n’arrivaient pas rabougris par la peur de voir une fâcheuse histoire ressortir ; ces histoires n’étaient pas encore fâcheuses, on se les racontait en gloussant, et les victimes de ces hommes-là gloussaient de concert : on n’avait qu’une conscience limitée d’être violées et exploitées. C’était le jeu, la fatalité, ce à quoi les femmes prêtaient le flanc en pénétrant dans le saint des saints. 

La chronique du temps présent d'Emma Becker : "Un printemps superbe" (mars 2023)

Vous arrêteriez un instant de vous conduire comme des pourceaux, que le bas peuple puisse à loisir vous observer vous mettre en scène avec cette belle complaisance, sur des grands écrans qui ne peuvent pas se défendre ? Vous allez nous laisser les regarder en paix, vos nanars ? Est-il possible de se foutre tranquillement de la gueule de Johnny Depp ânonnant du français sous son masque de clown antique, ou des pitreries de Maïwenn (qui a au moins l’honnêteté de se peindre comme la princesse qu’elle a toujours voulu être) ? Qu’est devenu le temps où on s’esbaudissait sans partage du ridicule de tous ces gens bien mis ?

imageL’interview de Depp à l’ouverture du Festival, tonnerre : le type vient de se lever, il balbutie, on se demande s’il fait la promo de Jeanne Du Barry ou de Las Vegas Parano. On assiste là à un naufrage façon Titanic avec l’orchestre qui continue à jouer même le bec dans l’eau gelée -c’est fascinant.

On se ferait, normalement, ostraciser des médias après un tel plat sur le bide, sans avoir besoin de la moindre violence conjugale établie ou non. Là est toute la magie du Festival de Cannes, il faudrait être consterné mais on applaudit, Depp ferait caca sous lui, on applaudirait encore.

La chronique du temps présent d'Emma Becker : "Quelques pages de rêve" (avril 2023)

Ces comportements que vous vous autorisez, ce droit de cuissage, ce mépris intégral des autres qui remettent leur carrière entre vos mains de soudards, c’est impardonnable aussi parce que plus personne ne peut juger l’art pour l’art. On se demanderait presque si ça n’est pas fait exprès, si par un ultime calcul, ces scandales n’auraient pas pour but ultime de détourner l’attention de votre vacuité. Reste aux amateurs de cinéma le film de Cédric Kahn sur le procès Goldman, qui montre un vrai procès, un vrai accusé, une vraie défense - contrairement à ce cirque qui se perpétue d’années en années, où victimes et salauds échangent leurs rôles à l’envi, sans même la politesse d’une bonne histoire.

Emma Becker

article la montagne  https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/la-chronique-du-temps-present-d-emma-becker-des-problemes-de-riches_14311782/