À compter de janvier 2026, le contrôle technique automobile en France va subir une belle évolution. Grâce à un nouveau décret et un arrêté ministériel, on ajoute une vérification spécifique pour les véhicules faisant l’objet de rappels graves, rapporte Le Figaro. En pratique, si des défauts n’ont pas été corrigés, le véhicule devra passer une contre-visite sans délai, et ceux tagués « rappel en stop drive » seront en immobilisation immédiate jusqu’au remplacement des pièces défectueuses. Ces mesures ont pour but d’augmenter la sécurité sur nos routes tout en resserrant le suivi des centres de contrôle technique.
Des rappels en pagaille
Ces changements font suite notamment aux galères rencontrées lors de grandes campagnes de rappels, comme celle des airbags Takata défectueux. En effet, les constructeurs peinent souvent à contacter les propriétaires concernés, ce qui complique sérieusement la procédure. Dès le prochain contrôle technique, on vérifiera systématiquement si le véhicule est visé par un rappel grave. Les voitures présentant « un danger grave direct et immédiat » seront alors directement mises en contre-visite avec une défaillance critique.
Transmission et sécurisation des infos perso
Désormais, les contrôleurs auront pour mission de collecter et transmettre les coordonnées complètes des propriétaires au Centre Technique Central. On parlera ici des noms, prénoms, adresses postales, adresses électroniques, ainsi que des numéros de téléphone fixe et mobile. Cette opération se fera dans le respect du règlement européen sur la protection des données, garantissant ainsi la confidentialité et la sécurité des informations personnelles.
Des sanctions plus sévères et des pouvoirs élargis
Les centres de contrôle technique vont se voir confier plus de pouvoirs pour mieux faire respecter ces nouvelles réglementations. En cas de non-respect de la réglementation, des amendes administratives pouvant atteindre 1 500 euros pourront être appliquées. De plus, les agents chargés de la surveillance administrative auront le droit de se rendre dans les locaux professionnels et de réclamer la communication de documents. Ils pourront même demander le renouvellement du contrôle technique si nécessaire.
Consultation publique et avis partagés
En juillet 2025, une consultation publique a été organisée pour recueillir les opinions sur cette réforme du contrôle technique trop strict. Sur les 47 observations recueillies, 60 % se sont montrées favorables au dispositif proposé. Les partisans mettent en avant le rôle central du contrôle technique pour détecter les risques potentiels et contribuer à la sécurité routière. Néanmoins, certains opposants estiment que ces rappels sortent du cadre habituel du contrôle technique et craignent que cela ne crée des conflits d’intérêts avec le secteur de la réparation.