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Date de création : 27.10.2009
Dernière mise à jour : 10.01.2026
52046 articles


L'assistante sociale dont les signalements

Publié le 08/11/2018 à 18:38 par ensemble19syndicat Tags : vie monde france sur homme chez enfants article travail saint nuit fille coup soi carte pouvoir prénom
L'assistante sociale dont les signalements ne mènent à rien
     Patricia, assistante sociale depuis 25 ans, a fait un burn-out il y a neuf mois. (FlickCC/Q. Verwaerde)
Il y a neuf mois, Patricia, assistante sociale dans une ville de Seine-Saint-Denis (93) a fait un burn-out.
 
  1. L'Obs
  1.  > Rue89
  1.  > Notre époque
L'assistante sociale dont les signalements ne mènent à rien
     Patricia, assistante sociale depuis 25 ans, a fait un burn-out il y a neuf mois. (FlickCC/Q. Verwaerde)
Il y a neuf mois, Patricia, assistante sociale dans une ville de Seine-Saint-Denis (93) a fait un burn-out.
 

Ça se passe dans une ville moyenne de Seine-Saint-Denis (93), limitrophe de Paris. Une petite fille de huit ans pleure à la fin des cours. La maîtresse vient la voir, la console, l’interroge. La petite ne parle pas. L’institutrice s’inquiète, insiste. Elle sent bien que quelque chose ne va pas.

Un jour, l’enfant finit par lui dire qu’elle souffre. Elle a mal parce que sa mère la frappe quotidiennement. La maîtresse fait ce qu’elle est censée faire : elle en informe sa hiérarchie.

 

Tout le dispositif de la protection de l’enfance se met alors en branle : l'école fait un signalement à l’organisme chargé de recueillir les informations préoccupantes pour l’enfance en danger, la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP). La CRIP transmet ensuite cette information aux professionnels médicaux-socio afin qu’ils puissent prendre la mesure de la situation : concrètement, rendre visite à la famille de l’enfant pour évaluer le danger et proposer une mesure de placement d’urgence le cas échéant.

Rien ne s'est passé

Si tout s’était passé comme prévu, la PMI (Protection maternelle et infantile), les travailleurs sociaux et les éducateurs de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) se seraient réunis pour réfléchir ensemble à la meilleure façon de protéger la fillette. Peut-être aurait-elle été placée, du moins temporairement. Peut-être aurait-on proposé une aide psychologique à ses parents. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Rien ne s'est passé en réalité.

Depuis le signalement, aucune visite familiale n’a été programmée, aucune médiation proposée, aucune mesure décidée. Non par manquement professionnel mais par manque de personnel chez les professionnels de la petite enfance.

C’était il y a un an. Depuis, comme tous les après-midis, la petite fille rentre chez ses parents après l'école. Et tous les matins, sa maîtresse fait semblant de ne pas voir les bleus qui recouvrent sa peau.

Les "familles 115"

Des histoires comme celle de cette petite fille, Patricia* en entend tous les jours. Elle a 55 ans et se décrit comme une assistante sociale "à l’ancienne". Formée il y a 25 ans par des humanistes passionnés, dévoués, enthousiastes, à une époque où "ce métier avait encore un sens", dit-elle.

Il y a neuf mois, elle a fait un burn-out.

"Parce qu’il n’y a rien de pire que de recevoir de la souffrance et de ne pouvoir rien faire, pour nous les travailleurs sociaux qui dédions notre vie professionnelle à accompagner les gens."

Elle raconte que son travail a commencé à se dégrader il y a dix ans environ. "Avant, on pouvait mener des actions collectives, nous étions encore entendus par le gouvernement", dit-elle. Mais aujourd'hui, "les familles viennent nous voir avec des problématiques multiples qu'il nous est devenu impossible de résoudre seuls".

Au cœur de la détresse sociale du 93, le plus pauvre de France, Patricia voit le même scénario se répéter depuis quelques années : coup dur, perte d’emploi, chômage, dettes qui s’accumulent et, in fine, des familles entières qui ne peuvent plus payer leur loyer et se retrouvent à la rue du jour au lendemain.

Celles-là, Patricia et ses collègues les appellent les "familles 115" :

"Parce que numéro pour les signaler au Samu social est saturé continuellement. Et qu’il n’y a souvent pas d’autres solutions que de les envoyer aux urgences de l’hôpital pour qu’elles aient un toit pour la nuit."

 

Des délais de traitement qui ont triplé

"Avant, insiste Patricia, on avait des relais dans les administrations, comme la CAF, pour les cas urgents comme ceux-là, on était écouté, estimé". Mais depuis quatre ans, "tout l’administratif est dématérialisé avec des délais de traitement qui ont triplé depuis quatre ans".

Alors que dire à un vieux monsieur qui touche moins de 800 euros de retraite par mois et n’arrive plus à payer son loyer parce que ses allocations de solidarité ne sont toujours pas arrivées après un an d’attente ? Que répondre à une maman qui a besoin d’une aide financière en urgence parce qu'elle n'a plus de quoi faire les courses pour manger alors qu’il faut minimum deux mois pour faire valider une telle demande ?

Avant de partir en congé maladie, Patricia a reçu une mère de famille en détresse, avec trois enfants à charge.

"La mère soupçonnait sa fille de 15 ans d'être rentrée dans la prostitution après avoir retrouvé dans sa chambre une carte électronique d’un hôtel miteux. Elle a écrit elle-même au juge en expliquant la situation, expliquant qu’elle ne s’en sortait pas et qu’elle avait besoin d’une aide socio-éducative."

Le juge a traité sa demande et ordonné une mesure éducative… qui n’a toujours pas été suivie d’effets, faute de personnel suffisant dans l’organisme de protection de l’enfance pour suivre son dossier.

"Vous vous rendez compte ? Il a fallu que le juge prolonge sa mesure pour espérer qu’elle soit un jour appliquée !"

Hiérarchie obsédée par les chiffres

Patricia n’est pas la seule assistante sociale à avoir craqué. Dans son service, les arrêts maladie se sont multipliés ces dernières années.

"Tous les matins, on se demandait laquelle de nous se mettrait à pleurer la première dans l’open space."

Ce qu’elle raconte, c’est ce qui se passe "dans tous les départements de France, dans tous les services de protection sociale", selon elle : une hiérarchie "obsédée par l’idée de faire du chiffre, qui nous demande de recevoir les familles à la chaîne, mais ne nous donne pas le temps ni les moyens de les aider".

Une direction "sourde et aveugle", "qui ne cesse de répéter mécaniquement qu’il faut de faire plus et mieux avec moins", au point d’en arriver à des restrictions de budget aussi absurdes que stupides, "comme celles de devoir se fournir soi-même en feuilles, crayons et post-it".

Un jour, Patricia a fait un signalement sur une mère toxique, probablement atteinte du syndrome de Münchhausen.

"J’ai mené mon enquête pendant plusieurs mois et j’ai préconisé un placement parce que l’enfant était en danger. Persuadée que son petit de trois ans était atteint d’une grave maladie, sa mère lui avait fait faire des dizaines d'examens inutiles dans tous les hôpitaux d'Île-de-France !"

Quand elle a soumis son dossier à son supérieur, ce dernier a levé un sourcil, refusant la demande de placement au prétexte qu’il ne faut pas séparer la mère de l’enfant :

"Il n’avait même pas lu mon enquête."

Intoxiqués au plomb

Patricia ne s’est pas découragée et a fait comme d'habitude : elle a continué malgré tout à prendre le temps de recevoir correctement les personnes, d'assurer un suivi de qualité sur la durée. Comme cette mère, victime de violences conjugales importantes, qu’elle recevait régulièrement depuis 2009.

"Après s’être réfugiée un temps chez sa sœur, cette dame a réussi à trouver un petit deux-pièces insalubre pour elle et son fils qu’elle payait tout de même 750 euros."

Patricia a tout fait pour faire avancer son dossier de demande de logement social. Peine perdue.

"Neuf ans plus tard, elle n’a toujours aucune nouvelle de sa demande de logement social. Et entre-temps, elle et son fils ont été gravement intoxiqués au plomb dans leur appartement."

"Dernier rempart humain"

En février dernier, Patricia a fini par jeter l’éponge, épuisée, dégoûtée. "C’est comme ça", se désole-t-elle :

"Les pauvres, tout le monde s’en fout. Contrairement à ce qui se passe dans les hôpitaux, ils ne menacent pas notre système de santé."

Elle dit que si les travailleurs sociaux sont sacrifiés, c'est que leur travail touche à l'essence même de ce qui terrifie la plupart des gens de la classe moyenne : la dégringolade brutale, la mise au ban sociale, le déclassement.

"Pourtant, nous sommes le dernier rempart humain avant la grande bascule et les garde-fous de la paix sociale."

A force de grignoter sur ce bien commun, elle prédit que bientôt, il ne restera plus grand-chose d'humain au pays des droits de l'homme : 

"On va se retrouver avec des émeutes sociales monstres comme aux Etats-Unis, et ce sera trop tard pour réagir." 

*Le prénom a été changé. 

 

Si vous êtes des professionnels de la petite enfance dans le département du 93 et que vous souhaitez témoigner de graves dysfonctionnements dans ce secteur, vous pouvez nous écrire à mvaton@nouvelobs.com

Ça se passe dans une ville moyenne de Seine-Saint-Denis (93), limitrophe de Paris. Une petite fille de huit ans pleure à la fin des cours. La maîtresse vient la voir, la console, l’interroge. La petite ne parle pas. L’institutrice s’inquiète, insiste. Elle sent bien que quelque chose ne va pas.

Un jour, l’enfant finit par lui dire qu’elle souffre. Elle a mal parce que sa mère la frappe quotidiennement. La maîtresse fait ce qu’elle est censée faire : elle en informe sa hiérarchie.

 

Tout le dispositif de la protection de l’enfance se met alors en branle : l'école fait un signalement à l’organisme chargé de recueillir les informations préoccupantes pour l’enfance en danger, la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP). La CRIP transmet ensuite cette information aux professionnels médicaux-socio afin qu’ils puissent prendre la mesure de la situation : concrètement, rendre visite à la famille de l’enfant pour évaluer le danger et proposer une mesure de placement d’urgence le cas échéant.

Rien ne s'est passé

Si tout s’était passé comme prévu, la PMI (Protection maternelle et infantile), les travailleurs sociaux et les éducateurs de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) se seraient réunis pour réfléchir ensemble à la meilleure façon de protéger la fillette. Peut-être aurait-elle été placée, du moins temporairement. Peut-être aurait-on proposé une aide psychologique à ses parents. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Rien ne s'est passé en réalité.

Depuis le signalement, aucune visite familiale n’a été programmée, aucune médiation proposée, aucune mesure décidée. Non par manquement professionnel mais par manque de personnel chez les professionnels de la petite enfance.

C’était il y a un an. Depuis, comme tous les après-midis, la petite fille rentre chez ses parents après l'école. Et tous les matins, sa maîtresse fait semblant de ne pas voir les bleus qui recouvrent sa peau.

Les "familles 115"

Des histoires comme celle de cette petite fille, Patricia* en entend tous les jours. Elle a 55 ans et se décrit comme une assistante sociale "à l’ancienne". Formée il y a 25 ans par des humanistes passionnés, dévoués, enthousiastes, à une époque où "ce métier avait encore un sens", dit-elle.

Il y a neuf mois, elle a fait un burn-out.

"Parce qu’il n’y a rien de pire que de recevoir de la souffrance et de ne pouvoir rien faire, pour nous les travailleurs sociaux qui dédions notre vie professionnelle à accompagner les gens."

Elle raconte que son travail a commencé à se dégrader il y a dix ans environ. "Avant, on pouvait mener des actions collectives, nous étions encore entendus par le gouvernement", dit-elle. Mais aujourd'hui, "les familles viennent nous voir avec des problématiques multiples qu'il nous est devenu impossible de résoudre seuls".

Au cœur de la détresse sociale du 93, le plus pauvre de France, Patricia voit le même scénario se répéter depuis quelques années : coup dur, perte d’emploi, chômage, dettes qui s’accumulent et, in fine, des familles entières qui ne peuvent plus payer leur loyer et se retrouvent à la rue du jour au lendemain.

Celles-là, Patricia et ses collègues les appellent les "familles 115" :

"Parce que numéro pour les signaler au Samu social est saturé continuellement. Et qu’il n’y a souvent pas d’autres solutions que de les envoyer aux urgences de l’hôpital pour qu’elles aient un toit pour la nuit."

 

Des délais de traitement qui ont triplé

"Avant, insiste Patricia, on avait des relais dans les administrations, comme la CAF, pour les cas urgents comme ceux-là, on était écouté, estimé". Mais depuis quatre ans, "tout l’administratif est dématérialisé avec des délais de traitement qui ont triplé depuis quatre ans".

Alors que dire à un vieux monsieur qui touche moins de 800 euros de retraite par mois et n’arrive plus à payer son loyer parce que ses allocations de solidarité ne sont toujours pas arrivées après un an d’attente ? Que répondre à une maman qui a besoin d’une aide financière en urgence parce qu'elle n'a plus de quoi faire les courses pour manger alors qu’il faut minimum deux mois pour faire valider une telle demande ?

Avant de partir en congé maladie, Patricia a reçu une mère de famille en détresse, avec trois enfants à charge.

"La mère soupçonnait sa fille de 15 ans d'être rentrée dans la prostitution après avoir retrouvé dans sa chambre une carte électronique d’un hôtel miteux. Elle a écrit elle-même au juge en expliquant la situation, expliquant qu’elle ne s’en sortait pas et qu’elle avait besoin d’une aide socio-éducative."

Le juge a traité sa demande et ordonné une mesure éducative… qui n’a toujours pas été suivie d’effets, faute de personnel suffisant dans l’organisme de protection de l’enfance pour suivre son dossier.

"Vous vous rendez compte ? Il a fallu que le juge prolonge sa mesure pour espérer qu’elle soit un jour appliquée !"

Hiérarchie obsédée par les chiffres

Patricia n’est pas la seule assistante sociale à avoir craqué. Dans son service, les arrêts maladie se sont multipliés ces dernières années.

"Tous les matins, on se demandait laquelle de nous se mettrait à pleurer la première dans l’open space."

Ce qu’elle raconte, c’est ce qui se passe "dans tous les départements de France, dans tous les services de protection sociale", selon elle : une hiérarchie "obsédée par l’idée de faire du chiffre, qui nous demande de recevoir les familles à la chaîne, mais ne nous donne pas le temps ni les moyens de les aider".

Une direction "sourde et aveugle", "qui ne cesse de répéter mécaniquement qu’il faut de faire plus et mieux avec moins", au point d’en arriver à des restrictions de budget aussi absurdes que stupides, "comme celles de devoir se fournir soi-même en feuilles, crayons et post-it".

Un jour, Patricia a fait un signalement sur une mère toxique, probablement atteinte du syndrome de Münchhausen.

"J’ai mené mon enquête pendant plusieurs mois et j’ai préconisé un placement parce que l’enfant était en danger. Persuadée que son petit de trois ans était atteint d’une grave maladie, sa mère lui avait fait faire des dizaines d'examens inutiles dans tous les hôpitaux d'Île-de-France !"

Quand elle a soumis son dossier à son supérieur, ce dernier a levé un sourcil, refusant la demande de placement au prétexte qu’il ne faut pas séparer la mère de l’enfant :

"Il n’avait même pas lu mon enquête."

Intoxiqués au plomb

Patricia ne s’est pas découragée et a fait comme d'habitude : elle a continué malgré tout à prendre le temps de recevoir correctement les personnes, d'assurer un suivi de qualité sur la durée. Comme cette mère, victime de violences conjugales importantes, qu’elle recevait régulièrement depuis 2009.

"Après s’être réfugiée un temps chez sa sœur, cette dame a réussi à trouver un petit deux-pièces insalubre pour elle et son fils qu’elle payait tout de même 750 euros."

Patricia a tout fait pour faire avancer son dossier de demande de logement social. Peine perdue.

"Neuf ans plus tard, elle n’a toujours aucune nouvelle de sa demande de logement social. Et entre-temps, elle et son fils ont été gravement intoxiqués au plomb dans leur appartement."

"Dernier rempart humain"

En février dernier, Patricia a fini par jeter l’éponge, épuisée, dégoûtée. "C’est comme ça", se désole-t-elle :

"Les pauvres, tout le monde s’en fout. Contrairement à ce qui se passe dans les hôpitaux, ils ne menacent pas notre système de santé."

Elle dit que si les travailleurs sociaux sont sacrifiés, c'est que leur travail touche à l'essence même de ce qui terrifie la plupart des gens de la classe moyenne : la dégringolade brutale, la mise au ban sociale, le déclassement.

"Pourtant, nous sommes le dernier rempart humain avant la grande bascule et les garde-fous de la paix sociale."

A force de grignoter sur ce bien commun, elle prédit que bientôt, il ne restera plus grand-chose d'humain au pays des droits de l'homme : 

"On va se retrouver avec des émeutes sociales monstres comme aux Etats-Unis, et ce sera trop tard pour réagir." 

*Le prénom a été changé. 

 

Si vous êtes des professionnels de la petite enfance dans le département du 93 et que vous souhaitez témoigner de graves dysfonctionnements dans ce secteur, vous pouvez nous écrire à mvaton@nouvelobs.com